À Las Terrenas, il y a des personnes qui participent un peu à la magie du village. Des gens passionnés, créatifs, qui racontent ce lieu à leur manière. Certains avec un restaurant, d’autres avec un hôtel, une activité, un projet… et puis il y a ceux qui le font à travers leur regard.
C’est le cas de Romain Brehm, photographe derrière Tropical Mirage, dont l’univers m’a tout de suite interpellée. Etant également passionnée de photographie, j’ai eu un coup de coeur instantané. Des images élégantes, très esthétiques, souvent baignées de lumière naturelle, avec ce mélange entre jungle tropicale, plages sauvages, féminité et douceur qui fonctionne tellement bien ici.
Si vous vivez à Las Terrenas ou que vous passez un peu de temps sur Instagram, il y a de fortes chances que vous soyez déjà tombé sur son travail sans forcément le savoir.
Mais derrière les shootings dans des villas de rêve, les mannequins, les couchers de soleil et les décors presque irréels, il y a surtout un parcours atypique et une vraie sensibilité artistique. Je vous raconte tout dans cet article.
Entre Guyane, voyages et retour à Las Terrenas
Romain n’est pas arrivé à Las Terrenas par hasard. Né en Guyane française, il a passé les 9 premières années de sa vie en Amazonie avant que sa famille décide de quitter ce décor pour les Caraïbes.
Direction Las Terrenas en 2005. À l’époque, le village était encore bien différent. Plus petit, plus calme, plus sauvage aussi. Il y grandit jusqu’à ses 15 ans avant de partir explorer d’autres horizons.
Et pourtant, comme souvent avec Las Terrenas, on a beau partir… il y a ce truc qui nous ramène.
Après plusieurs voyages et quelques années ailleurs, Romain revient finalement poser ses valises ici, à 21 ans. Et quand je lui demande pourquoi, sa réponse est simple : “Las Terrenas, c’est la maison.”
Une phrase qui parlera sûrement à beaucoup d’expatriés ou à ceux qui sont tombés amoureux du village parce qu’il y a quelque chose de particulier ici. Un rythme, une énergie, une façon de vivre qui finit souvent par nous manquer.
De la Fashion Week aux plages de Las Terrenas
La photographie, elle, arrive assez tôt dans sa vie.
Pendant ses études en France, Romain se lance dans l’univers de la photo de mode, mais pas juste comme un simple hobby du dimanche : très vite, il travaille sur des événements comme la Fashion Week à Paris, où il photographie l’univers des mannequins et de la mode de rue. Il couvre aussi le Festival de Cannes ainsi que l’amfAR, un gala ultra médiatisé mêlant mode, célébrités et engagement.
À seulement 20 ans, il s’envole ensuite pour l’Australie. Là-bas, les réseaux sociaux explosent déjà et les marques commencent à comprendre le pouvoir de l’image. Romain commence alors à travailler avec des influenceuses qui lancent leurs propres marques, notamment dans la mode, en créant des contenus visuels pensés pour leur image et leurs réseaux sociaux.
Quand il revient à Las Terrenas, cette passion devenue métier ne le quittera plus. Et quand on voit son travail aujourd’hui, on comprend vite qu’on n’est pas face à quelqu’un qui “fait de jolies photos”. Il y a un vrai œil derrière, une direction artistique, une cohérence.
Un univers entre vintage, nature et féminité
Ce qui ressort quand on regarde les photos de Romain, c’est ce mélange entre nature brute et esthétique très soignée.
Fan de vintage et amoureux des beaux décors, il aime créer des images féminines, naturelles et intemporelles. Son objectif ? “Créer des images intemporelles et éviter à tout prix la vulgarité.” Et cela résume assez bien son univers.
Chaque shooting semble raconter une histoire, toujours avec beaucoup de lumière naturelle et ce décor incroyable qu’offre Las Terrenas.
Las Terrenas comme terrain de jeu créatif
Pour Romain, travailler à Las Terrenas est presque une évidence. Ayant grandi dans le village, il connaît les spots cachés, les plages plus sauvages, les rivières et les coins secrets à l’abri des regards. Il faut dire qu’ici, les possibilités sont infinies. En moins d’une heure, on peut shooter dans une rivière tropicale, une plage paradisiaque ou une villa de rêve avec vue sur l’océan.
Mais ce qu’il aime surtout, c’est le côté humain.
Avant un shooting, il préfère prendre le temps d’échanger, de créer une ambiance, parfois simplement autour d’un verre. L’idée est de construire quelque chose ensemble, pour que la personne reste elle-même devant l’objectif.
Et la suite ?
Toujours entre deux voyages, Romain aimerait développer encore davantage ses collaborations avec des marques de bikinis, des mannequins et des personnalités du monde du sport ou des réseaux sociaux. Il a déjà eu la chance de photographier des figures qu’il admirait plus jeune, comme la surfeuse professionnelle Alana Blanchard, la championne de skateboard Leticia Bufoni.
Mais malgré les projets et les voyages, une chose semble certaine : Las Terrenas reste son point d’ancrage.
Retrouver l’univers de Romain sur son site web Tropical Mirage et sur Instagram : @tropicalmirage





